Les jeunes criss!

Tout ce qui va dans les médias dessert deux raisons. L’officielle, et l’autre.

Ce qu’a dit Legaultétait niaiseux. Des propos irréfléchis d’un individu inconscient de sa portée. Mais c’était là des propos ni plus ni moins intelligents que ceux de monsieur tout le monde dans l’intimité. Là n’est pas le problème.
 
Il l’est avec la vague d’émoi sociale créée par les médias qui ont beurré ces paroles insignifiantes mur à mur dans tout le Québec, avant d’élaborer l’idée qu’elles pourraient être la cause de désobéissance civile, ce qui en soi constituerait un geste immoral, voire criminel.  Là est le problème !

Qu’un porteur de caméra bave à la vue du sang est une chose, que tous les chefs de pupitre des médias du Québec soient incapables de discernement tout à la fois, en est une autre. Legault est victime d’une vague de propagande plantée et ses paroles insignifiantes n’auraient jamais dû dépasser la portée de sa voix. En créant cette vague sociale émotive, ils ont mis en garde ceux qui allaient toucher un micro de ne pas dé
sriver sur une voie anticonformiste et d’être très méfiant des propos qu’ils allaient tenir. Sans même faire de lois, ils viennent de créer une profonde entorse à la liberté d’expression.
 
Je ne suis pas d’accord avec les propos de Legault, car je condamne la violence. Mais aussi folles que soient ses paroles, je supporterai toujours les Legault de ce monde dans leur droit de dire.
 
On ne fera toujours ben pas une loi pour interdire la minijupe parce que certains sont incapables de contrôler leur verge sacrement!
 
Puisqu’on aborde cette question, l’état du Québec a un travail de sécurité à faire et il arrive que l’action policière soit nécessaire à contrer les excès.  Mais les policiers qui participent à ce genre d’actions possèdent un double rôle et sont aussi des citoyens du Québec avec les devoirs, les principes et la réserve que cela impose dans combat entre nos enfants et l’état, nous tous, un combat qui n’a pas été entendu et résolu à la satisfaction de tous.
 
La gang qui décide actuellement va passer. Ils passent tous. Mais pas le peuple.
 
Il faut donc à tout prix éviter de transformer l’entêtement de dirigeants qui ne servent qu’à passer l’autorité de leurs maîtres, en une balafre qui nous collera à la peau comme une crotte de nez pour les prochaines décades, parce qu’ils auront profité d’une soumission d’hommes qui sont en autorité publique.

Le petit criss croyait que c’était son droit d’y être et de dire. Ça l’est. Le petit criss n’avait pas d’affaires là, mais lui croyait que si. Le petit criss a peut-être agi incorrectement et sous cet angle, nous sommes là liés à votre jugement et la communication sur les évènements. Vous avez limité les excès en faisant comprendre à ces petits criss, qu’ils franchissaient là des limites infranchissables et par conséquent avez manifestement accompli votre tâche en contenant la situation. 
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Mais en laissant baigner ce jeune dans son sang, alors qu’il possédait là tous les arguments de la terre pour ne jamais recommencer, possède une connotation extrêmement vicieuse qui suggère la vengeance d’individus en autorité incapable de se contrôler. Alors que votre intervention aurait dû poursuivre sa tâche sociale avec ce jeune criss et que vos services auraient dû lui donner immédiatement tous les soins qu’il requérait, vous l’avez laissé souffrir tout à fait inutilement, sauvagement.
 
Pourquoi n’y avait-il pas de services de soins appropriés, est une question qui devrait être redirigé à vos chefs. D’ou vient cette tension qui semble vous animer devant ces jeunes criss est aussi une question qui devrait être posée à vos chefs et à l’état.

J’ai aussi des petits criss dans ma vie. Nous en avons tous. J’ai même été un petit criss à une autre époque, comme vous-même peut-être. Comme eux, je réclamais le droit de dire, c’est tout ! Nous n’étions pas des criminels!

Certains n’ont pas fait le travail. Ne soyez pas victime d’un combat préfabriqué qui ne vous appartient pas.

La compassion est le baume indispensable au roulement sain de notre société. Ne tolérez rien d’autre. De telles actions vous entachent tous et l’amertume qu'elles laissent n’engendre jamais de bonne chose.


Amitiés

Pierre de Châtillon Mars 2012