La fraude de la radioactivité.
En Europe, en Amérique, en Afrique, en Chine,
en Russie, en Allemagne, au Japon, en Inde, à la fin du 19e siècle
il y avait des thermes radioactifs un peu partout dans lesquels les gens
reprenaient leur santé en main. Ce n’est pas peu. Les gens se portaient mieux
lorsqu’ils s’abreuvaient à des sources naturelles contenant de la
radioactivité. À partir de la découverte du radium, libérant des radiations
beaucoup plus puissante, il y a eu des centaines de publications et de produits
médicamenteux radioactifs.
Il y a eu des milliers de témoignages de gens
soulagés de leurs maux. Des maux les plus divers. Les blessures guérissaient
plus rapidement. Les dépressions, les rhumatismes, les maux de ventre, les
céphalées, l’eczéma, le psoriasis, disparaissaient comme par magie. La liste
est longue, et il n’y avait pas ou peu d’effets secondaires, à tel point que
c’était devenu un médicament providence, le premier choix dans l’arsenal de
tous les physiciens. C’étaient des médicaments aux effets rapides à une époque
où il n’y avait que des herbes et des poudres dans les officines des
apothicaires.
Les mayas et les aztèques avaient installés un
peu partout sur leur territoire des thermes supplémentés à l’uranium,
permettant à leurs citoyens de se soigner.
La série documentaire Blindfrog ranch, dans
laquelle un grand propriétaire terrien près de la ville d’Escalante en Utah,
cherche un trésor qui aurait été laissé par les aztèques dans des montagnes
situées sur ses terres, est tombé sur un tel thermes.
Dans un des épisodes de cette série, ils ont
ouvert une brèche avec de la machinerie dans une des sources d’eau, jusqu’à une
caverne dans laquelle ils ont effectué une plongée.

Coffre de bois
contenant du minerai d’uranium, retrouvé dans la caverne sous-marine de Blindfrog
ranch.
Dans la caverne il y avait un grand coffre de
bois rempli à ras le bord de minerais d’uranium. Au centre de la pièce un trou
dans le sol par lequel l’eau arrivait, était partiellement recouvert par une
dalle laissant entrer une quantité d’eau prédéfinie assurant l’uniformité des
radiations à la sortie. La posologie de
ces thermes était approximativement d’une durée de 20 jours, à raison de quatre
fois par jour.
L’irradiation n’est
pas une contamination. Il n’était pas question d’ingérer ces contaminants qui
sont dangereux, mais ce qui avait été arrosé par les radiations. En circulant
autour de l’uranium, l’eau absorbait une certaine quantité de rayonnements, le
principe actif, comme une pierre chauffée par le soleil, des radiations, qui
allaient rapidement se dissiper.
Il n’y a pas de magie. Les cellules de notre
corps nécessitent du carburant pour fonctionner. En vieillissant, elles en
manquent et n’arrivent plus à convertir adéquatement la nourriture acheminée
par le sang. Elles s’épuisent graduellement occasionnant l’âge et tous ses maux
chroniques.
Ce fut sans doute autour de cette évidence que
furent architecturées les connaissances appartenant au domaine de
l’homéopathie. La radioactivité de l’uranium ou du radium n’avait pas de fin.
Un thermes allait fournir ses eaux chaudes et radioactives à l’infini.
Qu’importe la quantité d’eau circulant autour, elle en ressortait irradiée et
la puissance de la radioactivité ne cessait jamais.
